La fédération · vision
Quand deux serveurs OxiMail échangent, ils signent la fin de l’email tel que nous le connaissons aujourd’hui.
L’email a été inventé en 1982, pour un monde sans malveillance. SMTP, le protocole sur lequel repose encore chaque message, ignore qui écrit vraiment et ne protège rien en route. Tout ce qu’on lui a ajouté depuis (SPF, DKIM, DMARC, antispam, anti-usurpation) n’est qu’un empilement de rustines sur un défaut de naissance : l’email n’a jamais été conçu pour prouver une identité ni garder un secret. Entre deux serveurs OxiMail, nous n’ajoutons pas une rustine de plus. Nous retirons le défaut.
Fini le SMTP entre les nœuds
De bout en bout, tout passe en JMAP.
Quand deux organisations OxiMail s’écrivent, tout circule en JMAP, de bout en bout. L’identité n’est plus une affirmation faite au moment du message, comme le fait SMTP : elle est établie avant tout message, au cours d’une cérémonie où deux administrateurs comparent une empreinte hors bande et où chaque serveur épingle l’identité de l’autre. Aucune autorité extérieure n’admet, ne certifie ni n’exclut un nœud. C’est ce qui supprime le spam au lieu de le filtrer : un expéditeur inconnu n’a aucun chemin. La confidentialité est là dès le départ, par conception, et non rajoutée ensuite. Plus aucun message en clair qui passe de main en main entre inconnus. C’est, tout simplement, l’email tel qu’on le concevrait aujourd’hui. Le prix est assumé : on ne découvre pas un confrère jamais contacté, on s’appaire avec une institution que l’on connaît déjà.
Les intermédiaires deviennent inutiles
Nous retirons l’intermédiaire du tuyau. Nous le gardons comme témoin.
Des secteurs entiers paient des intermédiaires coûteux et pénibles pour ajouter identité et chiffrement à un protocole qui n’a ni l’un ni l’autre. Dans la santé suisse, cet intermédiaire s’appelle HIN ; les avocats, les notaires, les administrations ont chacun le leur. Ils vendent tous d’abord la même chose : un transport sécurisé greffé sur l’email historique, déchiffré à la passerelle du destinataire, c’est-à-dire une rustine posée sur le défaut de SMTP, pour un seul métier. Entre deux nœuds OxiMail appairés, ce transport n’est plus nécessaire ; vers l’extérieur, vous envoyez toujours un email parfaitement standard. Ce que nous ne remplaçons pas, c’est l’autre service de ces intermédiaires : vérifier, selon une méthode réglementée, qu’une personne est bien le praticien qu’elle dit être. Le refaire coûterait une fortune pour arriver au même résultat avec moins de légitimité. La fédération consomme donc ces attestations (une identité HIN, un registre professionnel, une identité électronique nationale) et n’en émet jamais elle-même. Le tiers quitte le tuyau ; il reste comme témoin.
Le graphe de l’échange confidentiel
Pas un marché à conquérir. Un socle qui se répand.
Pas besoin que tout le monde rejoigne le réseau. Deux nœuds suffisent à former un lien complet et souverain : toute la valeur est déjà là, sans attendre une masse critique. Et chaque nœud qui arrive ne profite pas qu’à lui-même : il rend un peu plus souverain chacun des nœuds qu’il peut joindre.
La médecine n’est qu’un premier sous-graphe. L’avocat écrit au notaire, qui écrit au fiduciaire, qui écrit à la banque ; le laboratoire écrit au cabinet, à la pharmacie, à l’hôpital. Toute cette toile de professionnels qui doivent se transmettre des secrets sans pouvoir le faire proprement aujourd’hui. Réunissez-les sur une même fédération, et c’est tout le réseau de l’échange confidentiel entre professionnels qui devient souverain. Pas un marché à conquérir. Un socle qui se répand.
Orange = un lien fédéré entre deux OxiMail. Le réseau souverain s’étend un lien après l’autre.